06/09/2008

Mêlons nous de ce qui nous regarde

verdun.jpgDans notre tract diffusé, à ce jour, dans la plupart des rues Avesnes (et que vous pouvez consulter sur notre blog), nous écrivions que, côté vidéosurveillance, ça se précisait et nous posions quelques questions sur la localisation éventuelle des caméras : « dans quels quartiers, dans quelles rues ? Pour surveiller quoi, QUI ? »
Ce coup-ci, après la réponse du Maire par voie de presse, les précisions, du moins certaines, on les a, et « quoi, QUI surveiller ? » on est fixés !
Les parkings bien sûr (sur la Grand Place peut être, à côté de la mairie ?), certaines rues (des noms, des noms !) et … les quartiers « périphériques » comme la cité Verdun et l’Alsacienne !
Le Maire pointe ainsi du doigt deux des quartiers populaires de notre commune, contribuant de la sorte à alimenter tous les préjugés, hélas déjà bien en place, qui stigmatisent la population de ces cités.
Sans compter que dans notre « gros village », le mot « périphérique » est dérisoire. Verdun, l’Alsacienne à …une dizaine de minutes à pied du centre-ville !
Ce qui est donc à l’œuvre, avec ce projet, est bel et bien une logique d’exclusion, à l’encontre du travail de tous les militants associatifs et socioculturels en partenariat avec les habitants des quartiers.
La vie démocratique de notre petite ville ne peut se limiter à élire une municipalité tous les cinq ans et, entre-temps, à dire « amen » à toutes les décisions, sans autre forme de débat.
A plus forte raison quand il s’agit de projets aussi graves et aussi menaçants pour les libertés de tous que le contrôle social renforcé sur toute une partie « ciblée » de nos concitoyens.
Avesnois de la « périphérie », du centre-ville, et de l’entre-deux, mettons notre grain de sel- et même notre grain de sable quand « la machine déraille » - dans les affaires de notre cité. La démocratie, la politique, C’EST CA AUSSI ! MĒLONS NOUS DE CE QUI NOUS REGARDE.

Robert FLAENDER