« Et si le deuxième tour était un référendum? | Page d'accueil | Atteinte aux libertés »
29/03/2008
Fin octobre 2006 Robert Flaender écrivait...
Habitant-citoyen de ma ville D’Avesnes et donc également de la communauté de communes du pays d’Avesnes, je souhaite m’exprimer publiquement sur deux sujets de notre actualité locale qui, pour le moins me mettent particulièrement mal à l’aise : La perspective de l’installation d’ un système de vidéosurveillance dans divers lieux de notre ville et la polémique à propos de l’aire d’accueil des gens du voyage (au demeurant rendue obligatoire dans les communes de plus de 5000 habitants par la loi Besson du 5 juillet 2000).
Chacun sait maintenant soit par la lecture de la presse locale, soit parce qu’il a assisté au conseil municipal de mardi dernier et à la réunion publique de HAUT-LIEU lundi, où en sont les choses.
La Municipalité a 3 refus près, a confirmé ses choix antérieurs en désignant un bureau d’étude pour déterminer la faisabilité de la vidéosurveillance. Le processus est bel et bien en route, même si M. le Maire acquiescé à la demande de débats ultérieurs.
L’assemblée de HAUT-LIEU a fait apparaître chez bon nombre de participants une opposition parfois virulente à l’implantation de l’aire d’accueil sur un site attenant à l’hôpital, et à ce jour lui appartenant.
Concernant la vidéosurveillance je me sens totalement en accord avec les voix contre exprimées au conseil municipal. Bien sûr qu’ il faut contrer les actes malveillants lésant les biens ou des personnes, parfois parmi les plus faibles d’entre nous à cause de leur âge ou de leur état de santé. Faut-il, pour autant, des yeux électroniques épiant en permanence les faits et gestes, éventuellement délictuels, de chacun d’entre nous ?
J’emploie à dessein cette expression « chacun d’entre nous » parce que je suis profondément persuadé que, habitants d’AVESNES, nous formons, plus qu’une commune, une communauté et que nous devons renforcer tout ce qui peut rendre notre vie ensemble plus solidaire : D’abord agir davantage contre l’exclusion sociale qui marginalise certains de nos concitoyens, donc pour plus de justice sociale. Mais aussi chaque fois qu’il le faut, rappeler fraternellement mais avec détermination les règles qui s’imposent pour mieux vivre ensemble.
Pour cela pas besoin de mouchards high tech, à terme lourds de menaces pour la liberté de tous. La vigilance bienveillante de chacun d’entre nous et la présence effective d’une police municipale forcément de proximité seraient autrement préférables.
Quant à l’accueil des gens du voyage je renvoie aux mots « communauté et « exclusion sociale » employés plus haut. Ce n’est pas parce qu’on forme une communauté, ce que je souhaite, qu’il faut rejeter, exclure, ce qui y semblent extérieurs. Une communauté véritable ne vaut que par sa capacité d’accueil. Sinon c’est le repli communautaire avec son triste cortège de peur de l’autre, de celui qui n’est pas tout à fait comme nous, de l’étranger. Exclusion, racisme, xénophobie, mille fois non merci.
Bien évidemment un effort de consultation, de concertation, de persuasion aurait facilité les choses au moment incontournable de la décision. Depuis juillet 2000 ça laissait le temps de se retourner.
Robert FLAENDER
19:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
En réalité, il faudrait, déjà, définir le concept de "vidéosurveillance"... Combien de caméras? Où? Dans quel but? Qui pour les surveiller?
Ecrit par : christian castel | 16/05/2008
Ecrire un commentaire