16/09/2009

QUESTIONS

 

M. le Maire,

Vous avez déclaré à l'Observateur le 14 Août dernier (et confirmé depuis) qu'en ce qui concernait l'installation de la VS dans notre ville le débat avait déjà eu lieu lors du forum liberté-sécurité du 14 avril et qu'en tout état de cause il était clos.

Or, à l'initiative du collectif « On s'mêle de ce qui nous regarde », 800 citoyennes et citoyens s'adressent à vous par voie de pétition, pour vous demander précisément de vous prêter à l'organisation d'un débat public et contradictoire.

L'accueil favorable réservé à notre pétition prouve bien qu'un nombre conséquent d'Avesnois résidents, employés à Avesnes ou fréquentant ses commerces ou ses services, se posent de multiples et sérieuses questions à propos de votre projet.

Vous ne pouvez, comme vous l'avez fait dans votre programme électoral de mars 2008, mettre sur le même plan l'amélioration de l'éclairage public, la maintenance des feux tricolores(dont la nécessité s'impose à tous) et un sujet aussi grave que l'installation de caméras sur la voie publique.

Aussi nous vous demandons d'engager le débat sur les points suivants qu'en tant que Collectif nous avons largement contribué à porter à la réflexion de nos concitoyens depuis 2 ans.

 

  1. Les caméras pour quoi faire? Le niveau de délinquance dans notre ville peut-il justifier la lourdeur d'un tel dispositif?

  2. Des caméras où? Quid « des quartiers périphériques » nommément Verdun et l'Alsacienne, ainsi stigmatisés?

  3. Des caméras avec quelle efficacité? Quels risques de déplacement de la délinquance éventuelle? Ou alors des caméras partout?

  4. Des images visionnées par qui? À quel usage? En juillet dernier le Ministère de l'intérieur n'excluait pas la participation de sociétés privées à cette tâche.

  5. Des caméras à quel coût? Quid du partenariat public privé pour l'installation et la maintenance? Quelle redevance pour nos finances locales? Quel type de contrat, pour quelle durée?

  6. Enfin des caméras à quel prix pour nos libertés individuelles: faut-il que nous vivions 24h sur 24h en « liberté surveillée », dans une communauté où le soupçon serait la règle?

 

Nous en avons assez d'être infantilisés par des leçons de morale à 2 sous du type « quand on a rien à se reprocher... » Nous faisons le pari que la solidarité, la responsabilité, la citoyenneté valent plus pour le respect et la protection de chacun que l'omni-surveillance. Oui vraiment nous avons à craindre d'une telle organisation de notre vie. Donc, bien sûr, si nous craignons, c'est que nous avons quelque chose à nous reprocher. Et le tour est joué!

 

 

Le collectif « On s'mêle de ce qui nous regarde »